Avoir le courage de ne pas être aimé - Ichiro Kishimi & Fumitake Koga
Une réflexion qui m'a fait changer de regard
1/3/2026


Une réflexion qui m'a fait changer de regard
Ce livre m’a profondément marquée parce qu’il est venu questionner une idée que l’on entend beaucoup aujourd’hui : celle selon laquelle nos blessures du passé définiraient entièrement la personne que nous sommes devenus.
Pendant longtemps, j’ai moi aussi beaucoup regardé mon histoire sous cet angle. Comprendre le passé, mettre des mots sur certaines blessures, chercher des causes. Ce livre ne nie pas l’importance de ce travail, mais il m’a apporté un autre point de vue, que je n’avais encore jamais réellement exploré.
Il m’a fait prendre conscience que, même si notre passé nous a façonnés, nous restons souverains de ce que nous en faisons. Nous ne sommes pas condamnés à rester figés dans ce que nous avons vécu. Nous gardons une part de choix, de responsabilité et de liberté quant à la personne que nous décidons de devenir ensuite.
C’est cette réflexion-là qui a été un véritable déclic pour moi.
Nous ne sommes pas déterminés par notre passé
L’un des piliers de la pensée adlérienne, très présent dans le livre, est l’idée que le passé ne détermine pas notre présent. Contrairement à certaines approches psychologiques centrées sur les causes, Alfred Adler propose une vision dite téléologique : ce qui compte, ce n’est pas tant ce qui nous est arrivé, mais le but que nous poursuivons inconsciemment aujourd’hui.
Cela ne signifie pas nier les blessures, ni minimiser les traumatismes. Mais plutôt reconnaître que, même avec une histoire difficile, nous conservons une marge de responsabilité et de liberté dans la manière dont nous nous positionnons face à la vie.
Cette idée peut être dérangeante. Elle remet en question le confort du rôle de victime, tout en ouvrant un espace nouveau : celui du choix.
Le regard des autres et la peur de ne pas être aimé
Le cœur du livre tourne autour d’une question centrale : combien de nos décisions sont guidées par la peur de ne pas être aimés ? Selon Adler, le besoin d’approbation permanente est l’une des principales sources de mal-être. Chercher à plaire, à être reconnu, à répondre aux attentes extérieures nous éloigne progressivement de nous-mêmes.
Avoir le courage de ne pas être aimé ne signifie pas devenir indifférent aux autres, ni se couper du lien.
Cela signifie cesser de vivre sous le regard des autres, accepter que certaines personnes puissent ne pas nous comprendre, nous juger ou ne pas nous aimer, sans que cela définisse notre valeur.
C’est un véritable travail intérieur, souvent inconfortable, car il implique de renoncer à certaines sécurités relationnelles.
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